Mortelle, la spondylarthrite ankylosante !
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Mortelle, la spondylarthrite ankylosante !
La spondylarthrite ankylosante ( SPA) est un rhumatisme inflammatoire chronique affectant principalement les articulations sacro iliaques et le rachis.
Une mortalité accrue au cours de cette maladie a été constatée dès 1950 et est en rapport avec des conséquences directes de la maladie telles que fractures et subluxations cervicales mais également avec l’association possible à une aortite, une fibrose pulmonaire, ou une amyloïdose.
Les études de cohortes actuellement disponibles datent du milieu du siècle dernier et ont été menées rétrospectivement.
Les auteurs de ce travail ont réalisé une étude chez 677 malades (511 hommes et 166 femmes) atteints de SPA. Tous les sujets suivis à l’hôpital universitaire « university hospital of northern Norway » depuis 1977 ont été inclus et appariés pour l’âge, le genre et le lieu de résidence à 3 sujets contrôles issus de la population générale.
Le délai moyen de diagnostic de la SPA dans cette cohorte était de 9 ans (déviation standard DS 7) et le suivi moyen de 31,9 ans (DS 11,3).
Un sous groupe de 360 malades inclus entre les années 1998 et 2000 a été analysé dans une étude prospective parallèle avec un suivi de 10 ans afin d’évaluer les facteurs de risques de surmortalité.
Sur la période de suivi, ont été constatés 98 décès, 89 hommes et 9 femmes (mortalité de 14,5 % chez les malades). Le ratio standardisé de mortalité totale (RSM) était de 1,61 (IC 95 % 1,29 à 1,93). Il différait entre les hommes et les femmes et n’était significativement augmenté que chez les hommes (1,63 vs 1,38 p < 0,001).
La cause la plus fréquente de décès était une pathologie cardiovasculaire (40 % des causes : coronaropathie, anévrysme aortique, pathologie valvulaire,) puis les maladies néoplasiques ( 26,8 %) et infectieuses (23,2 %).
Les facteurs de risque indépendants associés à une moindre survie étaient un retard au diagnostic de SPA ( OR 1,05), une C reactive proteine (CRP) élevée (OR 2,68), un handicap au travail (OR 3,65) et la non utilisation d’anti-inflammatoires non stéroidiens (OR 4,35).
La CRP est une mesure directe de l’activité de la maladie. Les facteurs de risques de mortalité retrouvés sont tous des marqueurs plus ou moins directs de l’activité de la maladie . Ces résultats laissent entrevoir l’importance d’une détection rapide de la maladie et d’une prise en charge précoce par anti-inflammatoires ainsi que l’intérêt d’une vigilance accrue quand aux facteurs de risque cardiovasculaire chez ces malades.
Dr Juliette Lasoudris laloux
Une mortalité accrue au cours de cette maladie a été constatée dès 1950 et est en rapport avec des conséquences directes de la maladie telles que fractures et subluxations cervicales mais également avec l’association possible à une aortite, une fibrose pulmonaire, ou une amyloïdose.
Les études de cohortes actuellement disponibles datent du milieu du siècle dernier et ont été menées rétrospectivement.
Les auteurs de ce travail ont réalisé une étude chez 677 malades (511 hommes et 166 femmes) atteints de SPA. Tous les sujets suivis à l’hôpital universitaire « university hospital of northern Norway » depuis 1977 ont été inclus et appariés pour l’âge, le genre et le lieu de résidence à 3 sujets contrôles issus de la population générale.
Le délai moyen de diagnostic de la SPA dans cette cohorte était de 9 ans (déviation standard DS 7) et le suivi moyen de 31,9 ans (DS 11,3).
Un sous groupe de 360 malades inclus entre les années 1998 et 2000 a été analysé dans une étude prospective parallèle avec un suivi de 10 ans afin d’évaluer les facteurs de risques de surmortalité.
Sur la période de suivi, ont été constatés 98 décès, 89 hommes et 9 femmes (mortalité de 14,5 % chez les malades). Le ratio standardisé de mortalité totale (RSM) était de 1,61 (IC 95 % 1,29 à 1,93). Il différait entre les hommes et les femmes et n’était significativement augmenté que chez les hommes (1,63 vs 1,38 p < 0,001).
La cause la plus fréquente de décès était une pathologie cardiovasculaire (40 % des causes : coronaropathie, anévrysme aortique, pathologie valvulaire,) puis les maladies néoplasiques ( 26,8 %) et infectieuses (23,2 %).
Les facteurs de risque indépendants associés à une moindre survie étaient un retard au diagnostic de SPA ( OR 1,05), une C reactive proteine (CRP) élevée (OR 2,68), un handicap au travail (OR 3,65) et la non utilisation d’anti-inflammatoires non stéroidiens (OR 4,35).
La CRP est une mesure directe de l’activité de la maladie. Les facteurs de risques de mortalité retrouvés sont tous des marqueurs plus ou moins directs de l’activité de la maladie . Ces résultats laissent entrevoir l’importance d’une détection rapide de la maladie et d’une prise en charge précoce par anti-inflammatoires ainsi que l’intérêt d’une vigilance accrue quand aux facteurs de risque cardiovasculaire chez ces malades.
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Re: Mortelle, la spondylarthrite ankylosante !
Merci pour le partage .
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